Présentation
Ce blog est pour moi une sorte d'aboutissement. Depuis plusieurs années, j'ai participé à différents moyens d'expression sur internet ; j'ai créé 3 blogs différents du fait de leurs contenus (généraliste, politique et poétique), je suis également Administrateur du blog du Salon des Poètes de Lyon depuis plusieurs années. Et je suis intervenu dans deux réseaux à visage humain les enrichissant par mes participations (je suis toujours un fidèle participant au réseau de l'Unité).
Je veux consacrer ce blog essentiellement à mes propres écrits poétiques, bien souvent perdus ailleurs parmi la quantité de données. Et aussi pour présenter les écrits d'autres Poètes, et mes coups de coeur...ceci n'excluant pas d'éventuels coups de gueule en d'autres domaines..
Je veux également attirer votre attention sur les liens que je conseille en colonne de droite : il s'agit soit d'amis soit de sites que j'utilise moi-même. Mais dans tous les cas il s'agit de liens de qualité dans toutes les catégories que j'ai créées.
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Pourquoi ce titre le Soleil et le Vent ? Parce qu'il s'agit du titre que j'ai donné à un spectacle reprenant la plupart de mes écrits depuis 1984 (texte et titre déposés), et support d'autres expressions comme le livre ou le dessin. Beaucoup de personnes ont déjà été sensibles à ces textes, pourquoi ? Tout simplement parce que j'y ai écrit des émotions ordinaires, qui me sont réellement arrivées, et que chacun peut avoir vécues de son côté.
Il suffira de cliquer sur la catégorie Le Soleil et le Vent pour lire mon texte, par séquences certes, mais dans l'ordre de sa présentation en spectacle. Je crois en la magie du théatre, avec le rideau rouge fermé au début de la représentation, la salle s'éteint, les trois coups sont frappés, le silence se fait...alors que le spectacle commence...
La magnifique chanson de jean-Marc Le Bihan en hommage aux Femmes
J'aime tellement cette chanson de Jean-Marc Le Bihan que je la pose partout où je passe...
Hommage à René-Guy Cadou
Et pourtant il a écrit des merveilles, et il est mort à 31 ans ! Et, nombreux pourtant sont ceux qui l'admirent ; simplement en cliquant sur le lien suivant , on comprend
(le texte qui donne son titre à tout un ouvrage, la présentation de l'édition a été respectée)
Ouverture du rideau
Je l'ai déjà écrit : je crois en la magie du théatre. Voilà donc le début du voyage : l'obscurité s'est faite, amenant le silence des spectateurs. On entend les mouettes, le vent, le bruit des rouleaux de vagues, au lointain une musique au violoncelle. Au fur et à mesure du texte une lumière d'abord discrète apparait et montera en puissance pendant que le rideau s'ouvre tès lentement. Voix off.
Te souviens-tu de cette nuit que nous avons passée au coeur de la Provence, au pied du Moulin de Daudet ?
Les flots du Mistral déchainé soufflaient par rafales ; le ciel noir, percé d'étoiles brillantes comme des diamants, nous entourait en un globe infini, les oliviers, les cyprès et les pins ployaient et gémissaient sous la torture du vent.
Cette nuit-là, nous étions heureux, nous étions seuls au monde, nus comme des nouveaux-nés au milieu de cette nature qui nous cernait en frémissant. Nous aimions cette nature, faisant corps avec elle, nous nous aimions...
Quand vint le jour, tu me demandas d'aller voir le lever du soleil, au bord de la mer. Ce fut une course contre la montre : lorsque nous arrivâmes sur la plage, l'énorme boule de feu émergeait déjà à l'horizon, naissant de la mer. Tout était beau, les vagues scintillantes prenaient leur course au loin pour venir avec force mourir à nos pieds, baignant l'immense tapis de sable clair, nous étions seuls au monde, auréolés par l'éclat du soleil et bousculés par le vent.
Je t'ai dit alors : "tu vois, ici, c'est celà, le soleil et le vent". Tu m'as répondu : "quel beau titre de livre !".
J'ai écrit ton prénom sur le sable, mais, bien vite, il a disparu, gommé par les vagues, emporté par les flots, je n'ai pas compris alors que c'était un symbole car nous n'existions pas face à cette éternité.
Le soleil et le vent, un jour, peut-être, j'écrirais ce livre, j'ai tant de choses à dire...
1/suite ouverture du rideau
Ecartelé par les désirs d'Amours chimériques,
L'Homme suit son chemin tel une feuille sur l'eau.
Pour lui, c'est une voluptueuse errance
Où il s'égare confortablement.
Mais il traine sa désespérance
Dans un non-bonheur permanent,
Attendant toujours l'éclatement
Des cellules d'un Amour déraisonné.
Universellement seul,
Dans l'obscurité de sa conscience,
Il recherche à être Dieu.
Même si quelques parcelles de lumière
Viennent à l'illuminer quelquefois,
Son errance continue dans sa quête vers la source,
Dans son chemin vers l'absolu.
Et quand il rouvre le placard de ses habitudes
Et se regarde dans la glace,
Il a peur : car l'Homme est nu.
2/ la beauté de la Femme
Elle était nue, allongée sur le sable chaud,
Son corps sur la plage était resplendissant,
A ses pieds les vagues se brisaient en rouleaux.
Ses courbes féminines caressées par le vent
S’offraient en leur beauté aux rayons du soleil.
Et moi j’étais soleil,
Et moi j’étais le vent.
Et je la réchauffais tout en la caressant.
Elle semblait dormir en un repos profond :
Elle ne dormait pas car elle m’attendait,
Et moi, tout autour d’elle, je murmurais son nom,
Lui donnant la chaleur qu’elle me demandait.
Car j’étais le soleil,
J’étais aussi le vent.
Avec grande passion elle s’offrait à moi en fleur épanouie
Je l’entendais gémir et pleurer de bonheur,
De grands frissons d’amour parcouraient tout son corps
Nous n’étions qu’un seul être en parfaite harmonie,
Et nous étions le jour, et nous étions la nuit,
Et nous étions soleil,
Et nous étions le vent.
JOYEUX NOEL
3/déclaration
Tu as les yeux pleins de soleil,
Tu vis.
Tu me redonnes vie.
Tes cheveux qui volent dans le vent
Te couronnent d'une auréole,
Tu es femme, es-tu la Femme?
Tu es étoile dans ma nuit,
Tu le sais : je te l'ai dit.
Quand je te regarde vivre,
Je suis heureux, beau et parfait,
Ta peau si douce me frissonne,
Ta bouche, ton sexe sont des fleurs
Qui s'ouvrent à la lumière du monde.
Sur tes cheveux tant caressés,
Tant embrassés, où j'ai pleuré
Mon amour pour toi,
Où j'ai pleuré ce présent
Qui est déjà passé,
Tu es femme : j'aurai voulu naitre de toi,
Je pourrais renaitre par toi.
Si mon chemin s'éloigne du tien
Je garderai toujours l'espoir
De te retrouver un jour
Et de pouvoir alors te dire
Combien je t'ai aimée
Combien j'aurai voulu être avec toi
Et avec toi ne former qu'un.
Retrouvé dans un dossier
4/l'homme en noir
Un nouveau personnage fait son apparition, nous le retrouverons désormais plusieurs fois, ce sera un peu le commentateur. Habillé de noir, très digne, l'apparence d'un juge à l'ancienne. On l'appellera comme on le veut : la mémoire, la vérité, le maitre du destin ou tout autre. Pour se le reprsenter on peut imaginer un acteur comme Roger Planchon. Et chaque fois qu'il apparait, les autres personnages se figent, la lumière disparait peu à peu, seul reste ce personnage avec un projecteur suiveur.
Et, malgré l’Amour qui peut l’ensoleiller, l’Homme ne prend jamais la couleur la couleur dorée du métal pur et précieux. Eternel assoiffé, il recherche toujours, toujours plus, toujours ailleurs, même s’il ne veut pas le reconnaitre, pour noyer cette peur qui le tiraille, qui le tient au ventre, cette peur de la solitude qui le menace à chaque instant. Nu face à l’éternité, il recherche une parcelle, même infime, de soleil. Il la recherche beaucoup pour lui-même et quand il la recherche déjà un peu pour les autres, un pas est déjà franchi.
Musique, scène suivante, les personnages figés reprennent


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