LE SOLEIL ET LE VENT

11 décembre 2011

Présentation

Ce blog est pour moi une sorte d'aboutissement. Depuis plusieurs années, j'ai participé à différents moyens d'expression sur internet ; j'ai créé 3 blogs différents du fait de leurs contenus (généraliste, politique et poétique), je suis également Administrateur du blog du Salon des Poètes de Lyon depuis plusieurs années. Et je suis intervenu dans deux réseaux à visage humain les enrichissant par mes participations (je suis toujours un fidèle participant au réseau de l'Unité).

Je veux consacrer ce blog essentiellement à mes propres écrits poétiques, bien souvent perdus ailleurs parmi la quantité de données. Et aussi pour présenter les écrits d'autres Poètes, et mes coups de coeur...ceci n'excluant pas d'éventuels coups de gueule en d'autres domaines..

Je veux également attirer votre attention sur les liens que je conseille en colonne de droite : il s'agit soit d'amis soit de sites que j'utilise moi-même. Mais dans tous les cas il s'agit de liens de qualité dans toutes les catégories que j'ai créées.

Vous pouvez également être tenus en permanence de l'actualité de ce blog en cliquant sur la proposition RSS : vous recevrez alors un avis automatique dans votre messagerie à chaque parution.

Pourquoi ce titre le Soleil et le Vent ? Parce qu'il s'agit du titre que j'ai donné à un spectacle reprenant la plupart de mes écrits depuis 1984 (texte et titre déposés), et support d'autres expressions comme le livre ou le dessin. Beaucoup de personnes ont déjà été sensibles à ces textes, pourquoi ? Tout simplement parce que j'y ai écrit des émotions ordinaires, qui me sont réellement arrivées, et que chacun peut avoir vécues de son côté.

Il suffira de cliquer sur la catégorie Le Soleil et le Vent pour lire mon texte, par séquences certes, mais dans l'ordre de sa présentation en spectacle. Je crois en la magie du théatre, avec le rideau rouge fermé au début de la représentation, la salle s'éteint, les trois coups sont frappés, le silence se fait...alors que le spectacle commence...

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12 décembre 2011

La magnifique chanson de jean-Marc Le Bihan en hommage aux Femmes

 

J'aime tellement cette chanson de Jean-Marc Le Bihan que je la pose partout où je passe...


FEMME 2 par prouveze

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Hommage à René-Guy Cadou

Qui connait René-Guy Cadou ?

 

Et pourtant il a écrit des merveilles, et il est mort à 31 ans ! Et, nombreux pourtant sont ceux qui l'admirent ; simplement en cliquant sur le lien suivant , on comprend
http://www.google.fr/search?hl=fr&q=cadou&meta=&aq=f&oq=
  
Ses textes ont d'ailleurs été souvent mis en musique et chantés par de grands Artistes qui ne figurent jamais au hit-parade...Et pourtant, l'un d'entre eux, Môrice Bénin en a même remporté le Grand Prix de l'Académie Charles Cros !
http://www.google.fr/search?hl=fr&q=cadou+chant%C3%A9+par&meta=
 

(le texte qui donne son titre à tout un ouvrage, la présentation de l'édition a été respectée)

 
Hélène ou le règne végétal
 
 
Tu es dans un jardin et tu es sur mes lèvres
Je ne sais quel oiseau t'imitera jamais
Ce soir je te confie mes mains pour que tu dises
A Dieu de s'en servir pour des besognes bleues
 
Car tu es écoutée de l'ange tes paroles
Ruissellent dans le vent comme un bouquet de blé
Et les enfants du ciel revenus de l'école
T'appréhendent avec des mines extasiées
 
Penche-toi à l'oreille un peu basse du trèfle
Avertis les chevaux que la terre est sauvée
Dis leur que tout est bon des ciguës et des ronces
Qu'il a suffi de ton amour pour tout changer
 
Je te vois mon Hélène au milieu des campagnes
Innocentant les cimes roses des vergers
Ouvrant les hauts battants du monde afin que l'homme
Atteigne les comptoirs lumineux du soleil
 
Quand tu es loin de moi tu es toujours présente
Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain
Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne
Par toutes ces prairies que tu portes en toi.
 
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14 décembre 2011

Ouverture du rideau

Je l'ai déjà écrit : je crois en la magie du théatre. Voilà donc le début du voyage : l'obscurité s'est faite, amenant le silence des spectateurs. On entend les mouettes, le vent, le bruit des rouleaux de vagues, au lointain une musique au violoncelle. Au fur et à mesure du texte une lumière d'abord discrète apparait et montera en puissance pendant que le rideau s'ouvre tès lentement. Voix off.

Te souviens-tu de cette nuit que nous avons passée au coeur de la Provence, au pied du Moulin de Daudet ?

Les flots du Mistral déchainé soufflaient par rafales ; le ciel noir, percé d'étoiles brillantes comme des diamants, nous entourait en un globe infini, les oliviers, les cyprès et les pins ployaient et gémissaient sous la torture du vent.

Cette nuit-là, nous étions heureux, nous étions seuls au monde, nus comme des nouveaux-nés au milieu de cette nature qui nous cernait en frémissant. Nous aimions cette nature, faisant corps avec elle, nous nous aimions...

Quand vint le jour, tu me demandas d'aller voir le lever du soleil, au bord de la mer. Ce fut une course contre la montre : lorsque nous arrivâmes sur la plage, l'énorme boule de feu émergeait déjà à l'horizon, naissant de la mer. Tout était beau, les vagues scintillantes prenaient leur course au loin pour venir avec force mourir à nos pieds, baignant l'immense tapis de sable clair, nous étions seuls au monde, auréolés par l'éclat du soleil et bousculés par le vent.

Je t'ai dit alors : "tu vois, ici, c'est celà, le soleil et le vent". Tu m'as répondu : "quel beau titre de livre !".

J'ai écrit ton prénom sur le sable, mais, bien vite, il a disparu, gommé par les vagues, emporté par les flots, je n'ai pas compris alors que c'était un symbole car nous n'existions pas face à cette éternité.

Le soleil et le vent, un jour, peut-être, j'écrirais ce livre, j'ai tant de choses à dire...

 

 

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15 décembre 2011

1/suite ouverture du rideau

Ecartelé par les désirs d'Amours chimériques,

L'Homme suit son chemin tel une feuille sur l'eau.

Pour lui, c'est une voluptueuse errance

Où il s'égare confortablement.

Mais il traine sa désespérance

Dans un non-bonheur permanent,

Attendant toujours l'éclatement

Des cellules d'un Amour déraisonné.

Universellement seul,

Dans l'obscurité de sa conscience,

Il recherche à être Dieu.

Même si quelques parcelles de lumière

Viennent à l'illuminer quelquefois,

Son errance continue dans sa quête vers la source,

Dans son chemin vers l'absolu.

Et quand il rouvre le placard de ses habitudes

Et se regarde dans la glace,

Il a peur : car l'Homme est nu.

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17 décembre 2011

2/ la beauté de la Femme

Elle était nue, allongée sur le sable chaud,

Son corps sur la plage était resplendissant,

A ses pieds les vagues se brisaient en rouleaux.

Ses courbes féminines caressées par le vent

S’offraient en leur beauté aux rayons du soleil.

Et moi j’étais soleil,

Et moi j’étais le vent.

Et je la réchauffais tout en la caressant.

Elle semblait dormir en un repos profond :

Elle ne dormait pas car elle m’attendait,

Et moi, tout autour d’elle, je murmurais son nom,

Lui donnant la chaleur qu’elle me demandait.

Car j’étais le soleil,

J’étais aussi le vent.

Avec grande passion elle s’offrait à moi en fleur épanouie

Je l’entendais gémir et pleurer de bonheur,

De grands frissons d’amour parcouraient tout son corps

Nous n’étions qu’un seul être en parfaite harmonie,

Et nous étions le jour, et nous étions la nuit,

Et nous étions soleil,

Et nous étions le vent.

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19 décembre 2011

JOYEUX NOEL

noelblog

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21 décembre 2011

3/déclaration

Tu as les yeux pleins de soleil,

Tu vis.

Tu me redonnes vie.

Tes cheveux qui volent dans le vent

Te couronnent d'une auréole,

Tu es femme, es-tu la Femme?

Tu es étoile dans ma nuit,

Tu le sais : je te l'ai dit.

Quand je te regarde vivre,

Je suis heureux, beau et parfait,

Ta peau si douce me frissonne,

Ta bouche, ton sexe sont des fleurs

Qui s'ouvrent à la lumière du monde.

Sur tes cheveux tant caressés,

Tant embrassés, où j'ai pleuré

Mon amour pour toi,

Où j'ai pleuré ce présent

Qui est déjà passé,

Tu es femme : j'aurai voulu naitre de toi,

Je pourrais renaitre par toi.

Si mon chemin s'éloigne du tien

Je garderai toujours l'espoir

De te retrouver un jour

Et de pouvoir alors te dire

Combien je t'ai aimée

Combien j'aurai voulu être avec toi

Et avec toi ne former qu'un.

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23 décembre 2011

Retrouvé dans un dossier

jeanmarais

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27 décembre 2011

4/l'homme en noir

Un nouveau personnage fait son apparition, nous le retrouverons désormais plusieurs fois, ce sera un peu le commentateur. Habillé de noir, très digne, l'apparence d'un juge à l'ancienne. On l'appellera comme on le veut : la mémoire, la vérité, le maitre du destin ou tout autre. Pour se le reprsenter on peut imaginer un acteur comme Roger Planchon. Et chaque fois qu'il apparait, les autres personnages se figent, la lumière disparait peu à peu, seul reste ce personnage avec un projecteur suiveur.

Et, malgré l’Amour qui peut l’ensoleiller, l’Homme ne prend jamais la couleur la couleur dorée du métal pur et précieux. Eternel assoiffé, il recherche toujours, toujours plus, toujours ailleurs, même s’il ne veut pas le reconnaitre, pour noyer cette peur qui le tiraille, qui le tient au ventre, cette peur de la solitude qui le menace à chaque instant. Nu face à l’éternité, il recherche une parcelle, même infime, de soleil. Il la recherche beaucoup pour lui-même et quand il la recherche déjà un peu pour les autres, un pas est déjà franchi.

Musique, scène suivante, les personnages figés reprennent

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