Un nouveau personnage fait son apparition, nous le retrouverons désormais plusieurs fois, ce sera un peu le commentateur. Habillé de noir, très digne, l'apparence d'un juge à l'ancienne. On l'appellera comme on le veut : la mémoire, la vérité, le maitre du destin ou tout autre. Pour se le reprsenter on peut imaginer un acteur comme Roger Planchon. Et chaque fois qu'il apparait, les autres personnages se figent, la lumière disparait peu à peu, seul reste ce personnage avec un projecteur suiveur.

Et, malgré l’Amour qui peut l’ensoleiller, l’Homme ne prend jamais la couleur la couleur dorée du métal pur et précieux. Eternel assoiffé, il recherche toujours, toujours plus, toujours ailleurs, même s’il ne veut pas le reconnaitre, pour noyer cette peur qui le tiraille, qui le tient au ventre, cette peur de la solitude qui le menace à chaque instant. Nu face à l’éternité, il recherche une parcelle, même infime, de soleil. Il la recherche beaucoup pour lui-même et quand il la recherche déjà un peu pour les autres, un pas est déjà franchi.

Musique, scène suivante, les personnages figés reprennent