Ce rayon de soleil, parfois le fruit de rencontres éphémères, de rencontres fugaces et passagères, s’éteint bien souvent, se retire sur la pointe des pieds, comme un passager clandestin qui a peur d’être pris en faute, et cela malgré les désirs ardents de l’Homme qui s’aperçoit alors qu’il n’est pas le maitre de la décision des autres. Ce soleil disparait comme dans une éclipse mais ne réapparait pas ensuite, l’Homme devrait comprendre alors que ce n’était que le fruit de ses illusions, de ses désirs personnels, et alors, la nuit vient de nouveau l’envelopper avec toute sa froideur et son obscurité, et il continue alors sa quête d’un feu qui ne s’éteindrait jamais.

***

Toi que j’ai croisée un jour,

Nos yeux se sont parlés,

Ont dit des mots d’Amour.

J’ai aimé ta beauté,

Ta fraicheur innocente,

Ou peut-être ton rire,

Ton allure insouciante.

Mes yeux t’ont fait rougir ?

Quand je t’ai regardée

J’aurais voulu te dire

De ne pas te sauver.

Hélas, il est trop tard

Et tu m’as oublié.

Mais moi je n’oublie pas

Cet instant de bonheur

Car j’ai gardé pour toi

Une part de mon coeur.

Te rappelles tu de moi ?

Tu sais, c’était hier.

Je me souviens de toi

Dans ma dernière prière.

 

 

***

L’être humain poursuit sa quête du Graal d’Amour, homme à la recherche de son Antinéa, femme à la recherche de son Tristan, ils rêvent, pris dans le tourbillon enivrant d’un voyage parmi les sons, les couleurs et les mouvements. Capturés par cette magie et inconscients de ses dangers, ils croient avoir trouvé la satisfaction de leurs désirs. Et c’est ainsi que l’Homme devient poète, l’Amour lui souffle des mots, une musique qui comblent ses fantasmes personnels.

***

Oui, je rêve de toi,

Te tenir dans mes bras,

Embrasser tes cheveux,

Etre enfin heureux.

Ta joue contre ma joue

Et ta main dans ma main,

On dirait des mots doux

Ou on ne dirait rien.

J’écouterai le bonheur

De posséder ton coeur.

Tes lèvres en un baiser

Me feraient frissonner.

J’essayerai alors

Des mots, des mots d’amour

Et aimerai ton corps

Jusqu’à la fin des jours.