Et là il faut arrêter le film, figer l’image : toi qui les regarde, regardes les comme ils sont heureux,

l’homme a trouvé la femme, la femme a trouvé l’homme, comme les écritures, comme les dogmes le veulent, comme le veut la loi, comme le veulent les traditions. Vont-ils convoler en justes noces et avoir beaucoup d’enfants ? Normalement oui. Dans ce cas, bonsoir et merçi d’être venu.

Mais le créateur, maitre de leur destinée en a voulu autrement, il lui déplait qu’ils soient heureux conformément aux normes. Et d’ailleurs, quelles sont ces normes ? Par qui ont-elles été dictées ?

Bien souvent, l’homme ou la femme ne suivent pas ces fameuses et fumeuses normes, au grand dam de la famille, de la société qui veut les exclure, les rejeter car, alors, ils font peur. Et ceux qui veulent les exclure oublient bien souvent que eux-mêmes ont enfreint ces règles et que eux-mêmes ils ont eu à en pâtir.

L’homme et la femme ne sont pas maîtres du jeu et manquent d’atout coeur, des évènements, des rencontres peuvent survenir qui vont modifier leur conduite et par là leur destin.

***

Ce soir, je suis triste,c’est à toi que je pense,

Je te dis tout cela car je te fais confiance,

Et quand je te revois, j’ai envie de pleurer,

Te prendre dans mes bras et puis de t’embrasser,

Caresser tes cheveux et  posséder ta bouche,

Et imprégner mon coeur de ta beauté farouche.

Bien souvent dans ta vie je te vois malheureux,

Je voudrai te donner le bonheur d’être deux

Et pouvoir avec toi vaincre les préjugés

Qui par pure tradition prennent nos libertés.

***

Le ciel s’assombrit, les nuages peu à peu cachent le soleil, la lumière s’estompe, l’orage gronde.

L’Homme blessé ne comprend pas ce qui arrive, ce qu’il n’a pas voulu, il retrouve sa triste solitude

et ses cris, pleurs du désespoir deviennent sa seule expression.

***

A quoi ça sert  la vie

Quand on ne peut plus vivre ?

A quoi ça sert de vivre

Quand on ne peut plus rire ?

Quand le soleil s’éteint

On ne peut exister.

J’ai peur de mourir

A force de pleurer.

Je suis écorché vif

Et je voudrai crier

Je voudrai crier à tous :

Je vous aime.

Vous ne comprenez  pas

Cachés derrière vos mots,

Derrière vos phrases vides

Qui ne sont que remparts,

Derrière tous vos principes

Et vos philosophies,

Vous ne comprenez rien

Et ne pensez qu’à vous.

Mais vous n’existez pas

Lorsque vous êtes seuls,

Et je n’existe pas

Car je suis toujours seul.

Alors pour cette raison

Un jour partirai.

Et ce sera trop tard

Car vous comprendrez

Qu’à la fin je suis mort

A force d’avoir aimé.

***

Pleurer parce que l’on a aimé,

Pleurer pour ceux que l’on a aimés,

Pleurer pour ceux que l’on aime encore,

Pleurer pour qui on a donné son coeur.

Mais mon coeur s’est perdu en route !

Ils ne l’ont jamais reçu !

Et mon coeur est revenu

Avec une belle étiquête :

“ Parti sans laisser d’adresse “

Car ils n’ont jamais compris

Que je leur en faisais cadeau.